"Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part", a dit sur France 3 M. Guéant, saluant "une très belle opération" de l'armée colombienne.
Toutefois, "nous n'avons pas été surpris, dans la mesure où +l'idée de manoeuvre+, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois", a-t-il affirmé.
"Il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là", a reconnu ce proche du président Nicolas Sarkozy. "Ce dénouement, nous l'avons appris un quart d'heure avant que les dépêches de presse colombiennes ne commencent à émettre les informations".
Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré jeudi à Bogota que l'opération qui a abouti à la libération sans effusion de sang de 15 otages de la guérilla des Farc, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, a été "à 100% colombienne".
"La France n'est pas opposée à une opération de ce genre. Le président Sarkozy avait dit clairement au président (colombien Alvaro) Uribe qu'il ne souhaitait pas une opération à force ouverte qui mette en cause la vie des otages", a expliqué M. Guéant.
"Or, l'instruction formelle qui avait été donnée hier (mercredi) soir aux forces colombiennes, c'était d'intervenir sans risquer la vie des otages. L'instruction a été respectée. Aucun coup de feu n'a été tiré", a-t-il souligné.
L'option militaire "était une des options", "mais nous avions plusieurs fers au feu", a-t-il indiqué.
"Nous avions plusieurs filières, une qui est connue, une autre plus confidentielle de contact avec les Farc. Toutes ces filières étaient en train de progresser", a ajouté le secrétaire général de l'Elysée.
Ségolène Royal (PS) "prend acte", dans un communiqué publié vendredi, du rejet par l'Irlande du traité européen de Lisbonne "qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons".
Selon l'ex-candidate socialiste à l'Elysée, "l'Europe doit pourtant continuer car face aux désordres du monde, nous avons besoin d'une Europe forte qui protège".
La présidente de la région Poitou-Charentes demande que la France, qui préside l'Union européenne à compter du 1er Juillet, prenne "une initiative pour mettre en place un gouvernement économique capable de réguler les excès du capitalisme financier et de lancer de grands projets dans les domaines de l'éducation, de l'environnement et de la recherche".
Depuis 1993, et j'y avais contribué comme Ministre des Affaires sociales, la loi européenne limite à 48 heures la durée maximale du
travail hebdomadaire.
Après six ans de négociations, les Ministres européens de l'Emploi se sont entendus sur une durée maximale... de 65 heures !
« L'heure est à la relance de l'Europe sociale », s'est exclamé Xavier Bertrand. De qui se moque-t-il ?